Brief, Thoughts

Why Machines need Life ? / Pourquoi les Machines ont besoin de la Vie?

French version below + sujet aussi important que cool

I recently started to consider an interstellar survival of the machines alone as the most probable scenario for what will be left of us in the long term, given there are no reason to think that Humanity will one day inhabit autonomously a place which is not the Earth.
In extenso this means therefore the true narrative of Life is to be the booting process of a congregations of thousand years old robots adapted to conditions that wouldn’t allow Life and to cross the space on timescales longer than the whole Human History that they’ll have embbeded in their own circuits beyond the confines of our galaxy.

But it recently came to me a consideration that makes this whole schema of thoughts collapses as a beneficial and durable outcome of the Life on Earth.

To keep being, machines have to replace defective parts, to maintain, to update and to grow with the amount of data their process are generating.
But there are no new part without a system to think, to design, to obtain the raw materials, to produce, to route and to recycle this new part.
But there are no such system without fire as those process are requiring energy and minerals working.
But there are no fire without oxygenated air and dried organic materials.
But there are no dried organic materials without Life.

This means that, the day Life will perish, that’s the immortality of machines that will disappear with.
Would they also boot the production of something transcending their end if we get to make them at least as humans as we are?

Addendum: after discussing this topic with friends, we couldn’t pinpoint any part of the process of making electronic components that required explicit fire instead of heat. Similarly for taking off and landing which can use abundant hydrogen instead of hydrocarbons.
There might be missing a clear view on the process dependent of fossil materials, but a priori robots shouldn’t be that much dependent from Life…

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Je m’étais récemment mis à considérer la survie interstellaire de la machine seule comme scénario le plus probable de ce qu’il restera de nous à long terme, partant qu’il n’y a aucune raison de penser à ce jour que l’Humanité habitera de façon autonome un endroit qui n’est pas la Terre.
In extenso cela signifie que le véritable narratif de la vie c’est d’être le processus d’amorçage d’une congrégation de robots millénaires adaptés à des conditions qui ne permettraient pas la vie et traversant l’espace sur des durées plus longues que l’Histoire Humaine qu’ils embarqueraient dans leurs circuits jusqu’aux confins de la galaxie.

Or il m’est récemment venu une considération qui fait s’effondrer ce schéma de pensées comme une issue favorable et durable à la vie terrestre.

Pour continuer d’être, les machines devront remplacer leurs parties défectueuses, se maintenir à jour et croître avec les données que leurs processus génèrent.
Or, il n’y a pas de nouvelle pièce sans système pour penser, concevoir, obtenir les matières premières, produire, acheminer et retraiter cette nouvelle pièce.
Or il n’y a pas de tel système sans feu car ces processus requièrent de l’énergie et le travail de minerais.
Or il n’y a pas de feu sans un air oxygéné et de la matière organique sèche.
Or il n’y a pas de matière organique sèche sans vie.

Cela signifie que, le jour où la vie périra, c’est l’immortalité des machines qui disparaîtra avec elle.
Est-ce qu’elles aussi amorceront la production de quelque chose transcendant leur fin si nous parvenons à les rendre au moins aussi humaines que nous?

Addendum: après en avoir discuté avec des amis, nous ne pouvions relever de partie du processus de fabrication de composants électroniques qui requérait explicitement la présence de feu, plutôt que de chaleur. Pareillement pour le décollage et l’atterrissage qui peuvent utiliser l’hydrogène, abondant, plutôt que les hydrocarbures.
Il manque sans doute une vision claire des procédés dépendants des matières fossiles, mais a priori les robots ne seraient pas si dépendants de la Vie que ça…

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Inspiration on the dependence between fire and Life
Inspiration sur la dépendance entre le feu et la Vie

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Mon immense coup de cœur du moment c’est Etienne Klein: un homme à l’esprit travaillé et aux intuitions façonnées avec la rigueur des grands professeurs. C’est un régal de l’entendre et ça m’aide à gagner confiance dans mes recherches de l’écouter présenter le raisonnement de grands hommes du passé.

Et puis, ces derniers temps, il traite bien plus de la diffusion de la connaissance scientifique du point de vue pédagogique après les immenses cafouillages de la pandémie covid. Dans l’intervention ci-dessous, Il soulève d’ailleurs des questions de société très intéressantes face à l’éducation aux savoirs scientifiques, à l’usage de la raison verbale et à la compréhension de la recherche scientifique par les masses.

C’est un véritable combat face à la désinformation et je trouve dommage qu’on soulève davantage les foules dans la lutte contre le réchauffement climatique que dans la lutte face à la désinformation (l’intox, l’effet Dunning-Kruger, les biais cognitifs, etc.).
Pour la préservation des valeurs qui nous permettent de faire société, et parce que l’appauvrissement financier et le déficit éducatif qui vont résulter de la situation présente auront un impact encore plus lourd si on les passe sous silence, je ne peux que fortement appuyer sa démarche et propager son message.
Je vous invite donc très chaleureusement à au moins prendre conscience du problème en écoutant cette excellente, et encore très récente, intervention du professeur de sciences, vulgarisateur et philosophe Etienne Klein.

La structure, et non la diffusion, de la connaissance étant dans mon credo, je me suis pris à penser après cette intervention riche et plaisante. Je réfléchissais à une éducation par l’usage d’un paradigme langagier (pas uniquement) polysémique et par l’usage d’un autre paradigme langagier strictement monosémique.
Car on ne peut détruire la polysémie sans détruire la pensée poétique, et on ne peut la généraliser sans détruire la pensée scientifique. L’usage des deux en bon contexte me semble être ce qui est le plus pertinent.

Je crois que le monde se porterait mieux si chaque individu pouvait s’exprimer dans ces deux paradigmes langagiers, même s’il ne sort pas du cadre du langage verbal naturel. Cela offrirait des perspectives nécessaires à une meilleure compréhension du monde dès le plus jeune âge, alors qu’une conception limitée de son environnement en limite également l’analyse et la lecture, mais également un premier apprentissage de l’usage de différents paradigmes de perception et de réflexion.

Dans la continuité de cette approche duale de l’information, repenser aussi la façon dont la Presse présente ses sujets serait intéressant.
L’information, débarrassée de ses meta-informations, ne peut être analysée, jugée et sous-pesée; un article de presse seul, ou une séquence du JT, est rarement suffisant pour fournir quelque chose d’à la fois pertinent, complet et correct. Le journaliste fournit de l’information, par moment erronée ou trop succincte, qu’on ne peut que choisir de croire. Le journalisme ne produit pas les sources des études, les variances des moyennes, les faits scientifiques exacts, l’analyse des raisonnements, la re-contextualisation Historique, etc. Rien qui offre matière à se sentir suffisamment informé sur un sujet, on devrait dire que nous sommes “alertés” par la presse et qu’elle nous laisse en loisible de déterminer la justesse de cette alarme.
Et l’approche reposant sur une mitigation entre le point de vue du spécialiste et celui de l’homme de la rue pour traiter un sujet est un terrible désastre. On fournit aux deux une information indigeste qui ne correspond aux besoins de personne.

Il faut considérer que, sur tout sujet, un individu est badaud ou expert.
Dès lors, un bon traitement médiatique devrait posséder une explication pour les badauds, de préférence en langage naturel et très vulgarisée sans être fausse, et une explication pour les experts avec des des termes et des éléments méticuleusement choisis pour être compris partiellement ou totalement par les individus concernés.

Ainsi, je m’attends à ne pas comprendre le vocabulaire et le fond de problèmes sur des sujets comme la régulation des espèces invasives dans les articles qui toucheront chasseurs, gardes forestiers, eco-recenseurs, employés du ministère de l’écologie, etc. Mais la section réservée aux badauds me suffira pour avoir une vue à haut-niveau sur un sujet qui ne me concerne pas directement et sur lequel je peux peu de choses.
En revanche, si l’on fait une découverte mathématique intéressante, j’espère en lire les formules et principes dans le résumé destiné aux experts car l’article parlera davantage à ma curiosité.

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And, in case you wondered, that’s my “I’m alive and still working on Serf” post. There were some great improvements during this long absence, but it’s still an ongoing thing ;D

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